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Cette foire aux questions est là pour vous apporter les principales réponses sur l'utilisation de la KETAMINE, notamment au domicile des patients.
N’hésitez pas à nous adresser vos questions à w.lanzi@cpts-etoile-aubagne.org
FAQ KETAMINE
Ketamine
- 01La kétamine, médicament stupéfiant indiqué en anesthésie, est utilisée depuis plusieurs années pour prendre en charge des douleurs rebelles en soins palliatifs, voire des douleurs chroniques. Les propriétés psychotropes de la kétamine font que cette substance est également utilisée pour un usage non médical. Nous surveillons attentivement l’utilisation de la kétamine grâce aux Centres Régionaux de Pharmacovigilance (CRPV) et aux Centres d’Evaluation et d’Information sur la Pharmacodépendance - addictovigilance (CEIP). Des complications graves consécutives à l’administration de kétamine nous sont encore signalées régulièrement, dans un cadre médical ou non médical (usage festif ou sexuel – pratique chemsex). Il s’agit d’atteintes graves du foie, des voies biliaires et urologiques. Elles résultent le plus souvent d’une utilisation prolongée et/ou répétée, qui peut également provoquer une dépendance à la kétamine. Source ANSM
- 02Les médicaments contenant de la kétamine sont des médicaments stupéfiants. Leur prescription est donc limitée à 28 jours, rédigée en toutes lettres et sur une ordonnance sécurisée. Le suivi peut être réalisé à domicile, en EHPAD ou autre établissement médico-social, par un professionnel de santé expérimenté, en lien avec une structure douleur et/ou soins palliatifs et le recours éventuel à une HAD.[1](#_ftn1) [1] (#_ftnref1)https://www.omedit-centre.fr/medias/Pratiques-utilisation-ketamine.pdf(https://www.omedit-centre.fr/medias/Pratiques-utilisation-ketamine.pdf)
- 03La kétamine se présente sous forme liquide incolore et inodore, qui une fois « cuisinée » (évaporation du liquide) pourra prendre la forme de très fins cristaux ou de poudre de couleur blanche. Elle est très majoritairement sniffée, mais peut également être injectée par voie intraveineuse, intramusculaire et parfois possible en sous-cutanée. Source OFDT
- 04Ces médicaments sont réservés à un usage hospitalier. Ils peuvent en outre être administrés par tout médecin spécialisé en anesthésie-réanimation ou en médecine d'urgence lorsqu’il intervient en situation d'urgence ou dans le cadre d'une structure d'assistance médicale mobile ou de rapatriement sanitaire.(https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000019378250#:~:text=L%27autorisation%20de%20mise%20sur%20le%20march%C3%A9%20du%20m%C3%A9dicament%20fixe,proc%C3%A9der%20%C3%A0%20son%20administration%20directe.)
- 05Contre-indications : • Hypersensibilité à la kétamine, • HTA modérée à sévère non contrôlée, insuffisance cardiaque sévère, ou antécédents d’accident cérébrovasculaire, • Traumatisme crânien, masse ou hémorragie intracrânienne et autres causes d’hypertension intracrânienne, • Troubles psychiatriques sévères tels que schizophrénie et psychoses aiguës, • Blessure des yeux et hypertension intra-oculaire, • Epilepsie non contrôlée. Incompatibilités : Ne pas associer dans la même seringue ou la même perfusion avec du Phénobarbital ou du Diazépam.
- 06Effets indésirables : Atteintes hépatiques et uro-néphrologiques graves Des données montrent : • Une augmentation du nombre d’atteintes hépatobiliaires (à type de cholestase ou cholangite) et d’atteintes rénales et urologiques (cystite non infectieuse, cystite interstitielle, insuffisance rénale aiguë, hydronéphrose), le plus souvent graves, après utilisation prolongée ou répétée de kétamine, • La remontée croissante de cas de dépendance liés à l’utilisation prolongée ou répétée, de cas d’abus ou de mésusage de la kétamine. Par suite de ces signalements, l’ANSM rappelle de respecter les posologies préconisées et de limiter l’exposition dans le temps ; En cas de prise répétée ou prolongée : • de surveiller la fonction hépatique de façon rapprochée (bilan hépatique complet transaminases, GGT, PAL et bilirubine) • de surveiller la fonction rénale et la cytologie urinaire de façon rapprochée, la survenue d'une hématurie devant conduire à rechercher une atteinte du tractus urinaire • en cas d’atteinte hépatobiliaire, rénale ou urologique non expliquée par une autre étiologie, penser à évoquer un usage répété • Risque de dépendance ou/et d’accoutumance, médicament à risque de mésusage - Les EI « très fréquents à fréquents » retrouvés dans les indications de l’AMM : - des hallucinations qui peuvent conduire à l’usage détourné de la spécialité, cauchemars, désorientation (les affections psychiatriques surviennent généralement à la phase de réveil), - une accélération de la fréquence cardiaque, une élévation de la tension artérielle. (A l’inverse, une hypotension et une bradycardie sont parfois signalées) - un nystagmus, des nausées, vomissements et/ou hypersalivation, - un érythème ou douleur et/ou rash morbilliformes transitoire au point d’injection, - une dépression respiratoire modérée et transitoire ou une apnée, notamment après injection IV rapide de fortes doses. - des atteintes hépatiques telles qu’inflammation des voies biliaires et diminution de la sécrétion de la bile (cholangite) - des atteintes uro-néphrologiques telles que : cystite non infectieuse, cystite interstitielle (syndrome de la vessie douloureuse) qui peuvent engendrer une hyponéphrose (obstruction haute), hématurie, insuffisance rénale aigüe La prise de ce médicament est incompatible avec la conduite de véhicule ou l'utilisation de machines. La déclaration des effets indésirables permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé doivent déclarer tout EI suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance
- 07Lors de la prescription de kétamine, afin de réduire les risques d’atteintes hépatobiliaires et uro-néphrologiques, nous vous recommandons de : • Respecter les posologies recommandées et ne pas prescrire ou administrer la kétamine de façon prolongée ; • Surveiller régulièrement les fonctions hépatique (transaminases, GGT, phosphatases alcalines et bilirubine) et rénale, ainsi que la cytologie urinaire ; • Demander au patient de surveiller l’apparition de sang dans les urines ou de douleurs pelviennes, qui constituent des signes d’appel d’une atteinte du tractus urinaire et de consulter son médecin si nécessaire ; • Envisager l'arrêt du traitement en cas de perturbation du bilan hépatique ou uro-néphrologique, avec l’aide si besoin d’un addictologue. Pour éviter les erreurs médicamenteuses par confusion entre les différents dosages disponibles lors de la préparation des solutions de perfusion, nous vous invitons à lire attentivement les mentions relatives aux concentrations figurant sur les ampoules. Nous vous rappelons que la survenue d’atteintes hépatobiliaires et/ou uro-néphrologiques chez le patient peut être liée à un usage répété de kétamine à visée festive ou sexuelle (pratique chemsex). Il est nécessaire dans ce cas de l’orienter vers un addictologue. En cas de traitement à domicile, nous vous invitons à rappeler au patient qu’il doit rapporter les ampoules non utilisées à la pharmacie hospitalière ou à la pharmacie d’officine, compte tenu du potentiel risque d’abus et d’usage détourné de la kétamine. Conservation : A conserver à l’abri de la lumière, à une température ≤ 25 °C.
- 08L’utilisation prolongée et/ou répétée de kétamine dans un cadre médical ou récréatif vous expose à des risques : o D’atteintes du foie telles qu’inflammation des voies biliaires et diminution de la sécrétion de bile. o Les analyses de sang régulières que votre professionnel de santé vous a prescrites permettent de les détecter. o D’atteintes du rein et des voies urinaires telles que : o Cystite non infectieuse ; o Cystite interstitielle (syndrome de la vessie douloureuse) ; Qui peuvent engendrer une hydronéphrose (atteinte du rein liée à une rétention d’urine) o En cas d’apparition de sang dans les urines ou de douleurs pelviennes qui sont les symptômes de ce type d’atteintes, consultez votre médecin sans attendre. o De dépendance et d’accoutumance (besoin d’augmenter la dose pour obtenir le même effet), en particulier chez les personnes ayant des antécédents de pharmacodépendance. o Consultez votre médecin si vous êtes dans cette situation.
- 09La Naloxone est l'antidote qui permet de contrer les effets de la surdose d'opioïdes. Elle agit rapidement : quelques minutes après administration, les signes régressent, la respiration reprend, la personne se réveille.
- 10Fiche info Kétamine (https://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/medicament/64613845/extrait#tab-fiche-info)
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